Pour arriver à de bons résultats si vous souhaitez réaliser
des bougies, certaines notions vous seront essentielles, mais d'abord
un peu de chimie !
La mèche de la bougie pourrait grossièrement être
comparée à une sorte de tuyau permettant d’alimenter
la flamme en matière combustible.
En effet, dès que la mèche est allumée, la flamme
fait fondre la cire se trouvant dans sa périphérie la plus
proche. Après quelques secondes, une petite flaque de cire liquide
se forme à la base de la mèche.
Par capillarité, (c’est à dire du fait de l’espace
très réduit entre chaque fibre composant la mèche),
la cire fondue liquide est pompée au travers de la mèche.
Au plus près de la flamme, sous l’effet de la chaleur, la
cire va alors se transformer en gaz, libérant de l'hydrogène
et, en se mélangeant à l’oxygène de l’air
ambiant, s’enflammer.
Au moment ou la cire prend cette forme gazeuse, de longues chaînes
insaturées de carbone sont formées. Ces chaînes de
carbone sont de minuscules particules de suie. Ces particules de suie
en brûlant, libèrent une lumière jaune très
nettement visible au cœur de la flamme.
C’est ce rapport de proportion entre oxygène, température
et ce que nous appellerons « gaz de cire » qui va alors déterminer
la qualité de la combustion de la bougie.
S'il y a plus d'oxygène que de « gaz de cire » ou
autant, les particules de suie seront complètement brûlées
dans la flamme et la bougie aura une flamme régulière, stable
produisant peu de fumées et fumerolles, libérant uniquement
de la chaleur, de la lumière, de l'eau et de l'anhydride carbonique
(plus communément appelé gaz carbonique, ce que nous rejetons
lorsque nous respirons).
S'il n'y a pas assez d'oxygène ou trop de « gaz de cire
» (quand le diamètre de la mèche est trop important,
par exemple), les suies crées ne seront pas entièrement
brûlées et la bougie dégagera des fumées et
des résidus carbonés qui se déposeront sur la mèche
produisant une sorte de champignon noir.
La conclusion est donc qu’il faut amener à la flamme une
quantité de cire suffisante pour l’alimenter sans toutefois
en apporter trop !
|